Culture scientifique
Un trou de ver, solution d'équation ou objet réel ?
Un trou de ver est une solution mathématique des équations de la relativité générale qui relierait deux points éloignés de l'espace-temps par un…
Un équinoxe est le moment où la déclinaison du Soleil est nulle : le jour et la nuit durent environ 12 heures partout sur Terre. Un solstice est le moment où cette déclinaison atteint sa valeur extrême, soit environ 23,4 degrés nord ou sud, ce qui donne le jour le plus long ou le plus court de l'année.
Nous avons corrigé cette confusion des dizaines de fois avant de comprendre qu'il fallait donner une méthode, pas une règle à apprendre par cœur : calculer soi-même la hauteur du Soleil à midi permet de vérifier une date de solstice ou d'équinoxe, sans se fier à un calendrier tout fait.
L'idée la plus répandue chez les élèves attribue les saisons à la distance qui sépare la Terre du Soleil. Elle est fausse. La Terre passe au plus près du Soleil, à son périhélie, début janvier, en plein cœur de l'hiver de l'hémisphère nord. Si la proximité réchauffait, ce serait l'inverse. La cause réelle est ailleurs : l'inclinaison de l'axe de rotation terrestre, environ 23,4 degrés par rapport au plan de l'orbite. Cette inclinaison fait varier la déclinaison solaire et, avec elle, la hauteur du Soleil dans le ciel.
Prenons Paris, latitude 48,85 degrés nord, et la formule hauteur = 90 degrés moins la valeur absolue de (latitude moins déclinaison). À l'équinoxe, déclinaison nulle : 90 - 48,85 = 41,15 degrés. Au solstice d'été, déclinaison +23,4 : 90 - (48,85 - 23,4) = 64,55 degrés. Au solstice d'hiver, déclinaison -23,4 : 90 - (48,85 + 23,4) = 17,75 degrés. L'écart entre les deux solstices atteint près de 47 degrés, ce qui explique à lui seul la différence d'ensoleillement entre juin et décembre.
La distinction se joue sur un seul paramètre : la déclinaison solaire, l'angle entre le Soleil et le plan de l'équateur céleste. À l'équinoxe, cette déclinaison est nulle : le Soleil se trouve à la verticale de l'équateur, et le jour dure sensiblement autant que la nuit partout sur le globe. Au solstice, la déclinaison atteint son maximum, positive en juin pour l'hémisphère nord et négative en décembre, ce qui donne le jour le plus long ou le plus court de l'année.
| Événement | Déclinaison | Effet sur le jour (hémisphère nord) | Saison qui commence |
|---|---|---|---|
| Équinoxe de mars | 0 degré | Jour et nuit proches de l'égalité | Printemps |
| Solstice de juin | +23,4 degrés | Jour le plus long de l'année | Été |
| Équinoxe de septembre | 0 degré | Jour et nuit proches de l'égalité | Automne |
| Solstice de décembre | -23,4 degrés | Jour le plus court de l'année | Hiver |
Les quatre instants ne tombent pas à date fixe. Ils dépendent du calendrier et sont calculés en temps universel (TU).
L'instant exact glisse donc d'année en année, jusqu'à ce que le système des années bissextiles le recale. Dernier point de méthode : les horaires publiés le sont toujours en temps universel. Pour obtenir l'heure légale en France, il faut ajouter le décalage local, TU+1 heure en hiver ou TU+2 heures en été.

L'idée de douze heures de jour pile à l'équinoxe est une approximation. Dans les faits, le jour dure quelques minutes de plus que la nuit, et deux phénomènes l'expliquent. Le premier est la réfraction atmosphérique : l'atmosphère courbe la lumière du Soleil et le fait apparaître environ 0,57 degré plus haut qu'il ne l'est réellement lorsqu'il est proche de l'horizon. Ce relèvement optique avance le lever et retarde le coucher.
Le second facteur tient à une convention de mesure. Le lever et le coucher du Soleil ne sont pas définis par rapport au centre du disque solaire, mais par rapport à son bord supérieur. Ce choix ajoute encore quelques minutes de jour visible. Au total, le jour dépasse légèrement la nuit à l'équinoxe, l'écart restant de l'ordre de quelques minutes selon la latitude. Ce décalage ne remet rien en cause sur le plan astronomique : l'équinoxe reste défini par un instant précis, celui où la déclinaison solaire s'annule, indépendamment de ce que montre la pendule au lever ou au coucher du Soleil.
Non, et la confusion est fréquente. Les saisons astronomiques sont bornées par les équinoxes et les solstices étudiés plus haut. Leur durée n'est pas égale : environ 92,7 jours du printemps boréal, entre l'équinoxe de mars et le solstice de juin, 93,7 jours pour l'été boréal, entre le solstice de juin et l'équinoxe de septembre, 89,9 jours pour l'automne boréal, et 89,0 jours pour l'hiver boréal, entre le solstice de décembre et l'équinoxe de mars (source : Wikipédia, article Solstice).
Les saisons météorologiques suivent une logique différente : elles regroupent trois mois calendaires complets, décembre, janvier et février pour l'hiver dans l'hémisphère nord, et ainsi de suite pour les trois autres saisons. Les services climatologiques utilisent ce découpage parce qu'il simplifie les comparaisons statistiques d'une année sur l'autre. Quand un média annonce le début de l'été au 1er juin, ce n'est donc pas une erreur, mais le recours à une convention différente de celle du solstice, qui reste, lui, un instant astronomique précis.
Un solstice est l'instant où la déclinaison solaire atteint son maximum, environ +23,4 ou -23,4 degrés. Le Soleil semble alors s'immobiliser dans sa trajectoire apparente avant de repartir en sens inverse, ce qui donne le jour le plus long ou le plus court de l'année selon l'hémisphère.
Il y a deux solstices par an.
L'équinoxe correspond à une déclinaison solaire nulle : le Soleil est à la verticale de l'équateur et le jour dure presque autant que la nuit. Le solstice correspond à une déclinaison extrême, qui donne le jour le plus long ou le plus court de l'année.
Le mot vient du latin solstitium, formé de sol, le Soleil, et sistere, s'arrêter. Il désigne le moment où la trajectoire apparente du Soleil cesse de monter ou de descendre dans le ciel avant de repartir en sens inverse pour les six mois suivants.
C'est le jour le plus court de l'année, celui où le Soleil culmine le plus bas à midi solaire.
Un équinoxe est l'instant où le Soleil traverse le plan de l'équateur céleste, sa déclinaison passant par zéro. Il se produit deux fois par an, en mars et en septembre, et marque le début du printemps ou de l'automne selon l'hémisphère (source : Wikipédia, article Équinoxe).
Retenez la méthode plus que la date : la cause est l'inclinaison de l'axe terrestre, jamais la distance au Soleil, et une déclinaison solaire nulle ou extrême permet de vérifier n'importe quel équinoxe ou solstice, y compris ceux à venir. La prochaine fois qu'un calendrier ou une application annonce une date, calculez la hauteur du Soleil à midi solaire dans votre ville : vous saurez si le chiffre annoncé tient debout.
Pas exactement : la réfraction atmosphérique et la définition du lever au bord supérieur du disque solaire ajoutent quelques minutes de jour, si bien que l'écart avec la nuit n'est jamais rigoureusement nul.
Non, les saisons météorologiques regroupent des mois calendaires complets, alors que les saisons astronomiques sont bornées par les équinoxes et solstices et durent entre 89 et 94 jours selon la saison.
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