Physique-chimie
Les exercices de physique-chimie révèlent les raisonnements à corriger
La physique-chimie étudie les mouvements, l’énergie, l’électricité et les transformations de la matière au moyen de mesures, de modèles et de…
La masse volumique, notée rho, est le rapport entre la masse d'un corps et son volume, exprimée en kg/m3.
Un litre d'huile pèse moins qu'un litre d'eau, un litre de mercure pèse treize fois plus, alors que les trois occupent exactement le même volume. Cette différence de poids à volume égal porte un nom précis : la masse volumique, une grandeur souvent confondue avec la densité, qui n'a elle aucune unité. La confusion vient d'un vocabulaire courant qui emploie les deux mots l'un pour l'autre, sans distinguer le nombre de son unité.
La masse volumique, notée rho, mesure la masse d'un corps rapportée à son volume. La formule s'écrit rho = m / V. Elle s'exprime en kg/m3 ou en g/cm3, jamais sans unité. Un ballon de fer et un ballon de baudruche peuvent peser le même poids sur une balance mal réglée, ils n'auront jamais la même masse volumique, car leur volume diffère du tout au tout.
La densité, notée d, répond à une autre logique. C'est un rapport entre deux masses volumiques : celle de la substance étudiée et celle d'un corps de référence. Pour un liquide ou un solide, ce corps de référence est l'eau pure à 4 °C (source : Wikipedia, article Densité). Pour un gaz, la référence devient l'air, mesurée à la même température et sous la même pression. Le résultat de cette division est un nombre pur, sans kg ni m3 accroché derrière.
À retenir :
Le calcul de rho suit toujours le même chemin, quel que soit l'objet étudié.
Piège fréquent : annoncer un résultat numérique sans préciser l'unité. Un rho de « 7,9 » ne veut rien dire seul : c'est 7,9 g/cm3, ou son équivalent 7900 kg/m3, mais jamais les deux formes mélangées dans un même devoir.
Un tableau de références évite de recalculer rho à chaque exercice. Les valeurs ci-dessous sont des ordres de grandeur usuels, arrondis pour des conditions courantes de température (source : Wikipedia, article Masse volumique).
| Substance | Masse volumique (kg/m3) | Densité (sans unité) |
|---|---|---|
| Huile végétale | 920 | 0,92 |
| Liège | 240 | 0,24 |
Lecture rapide : le liège et l'huile, densité inférieure à 1, flottent sur l'eau. Le fer, l'aluminium et le mercure, densité supérieure à 1, coulent dans l'eau, même si l'aluminium reste nettement moins dense que le fer.
Piège fréquent : confondre kg/m3 et g/cm3. Une table qui affiche « 7,87 » sans préciser g/cm3 laisse croire, à tort, que le fer est presque aussi léger que l'eau.

Un objet plongé dans un fluide subit une poussée d'Archimède, dirigée vers le haut, dont l'intensité égale le poids du volume de fluide déplacé. L'objet flotte quand cette poussée équilibre son propre poids. Ce qui compte n'est donc pas le poids seul, mais le rapport entre la masse de l'objet et le volume qu'il déplace, c'est-à-dire sa densité par rapport au fluide.
Cette règle rejoint celle observée pour le bois : un morceau qui flotte a une densité inférieure à 1, un morceau qui coule a une densité supérieure à 1 (source : Wikipedia, Densité du bois). Le même principe s'applique à tout matériau, métal compris.
Piège fréquent : affirmer qu'un objet lourd coule toujours. C'est faux. Un navire en acier flotte, alors qu'un simple boulon en acier coule directement. La différence tient à la forme : la coque creuse du navire répartit sa masse sur un très grand volume, ce qui abaisse sa densité globale sous 1, tandis que le boulon, plein, garde la densité de l'acier brut, très supérieure à 1.
Retenir la méthode plutôt que l'intuition évite l'erreur : on compare toujours une densité à 1, jamais un poids à une sensation de lourdeur.
À retenir : à chaque ligne de calcul, l'unité doit être reportée. Un résultat numérique juste avec une unité fausse reste un résultat faux.
Retenez ce réflexe simple : vérifiez toujours si la grandeur annoncée porte une unité. Si oui, il s'agit de la masse volumique ; si non, c'est une densité, comparée à l'eau ou à l'air. Pour calculer un volume à partir d'une masse et d'une densité, remontez toujours par la masse volumique en kg/m3 avant de diviser. Cette méthode évite la quasi-totalité des erreurs de conversion rencontrées en classe.
Parce qu'elle résulte de la division de deux masses volumiques exprimées dans la même unité, qui s'annulent dans le calcul : seul reste un nombre sans dimension.
On applique V = m / rho, en veillant à garder des unités cohérentes entre la masse et la masse volumique utilisée.
Le liège a une densité proche de 0,24, très inférieure à 1, tandis que le fer atteint environ 7,87 : c'est ce rapport à l'eau, et non le poids seul, qui détermine la flottaison.
La masse volumique rho porte une unité, kg/m3 ou g/cm3, et mesure la masse par unité de volume. La densité est un rapport entre cette masse volumique et celle de l'eau, à 4 °C pour les liquides et solides (source : Wikipedia, Densité). Elle n'a aucune unité.
On multiplie la densité par la masse volumique de référence.
La densité, sans unité, permet de comparer directement deux substances entre elles ou à l'eau, sans se soucier du système d'unités choisi. Elle indique aussi immédiatement si un corps flotte, densité sous 1, ou coule, densité au-dessus de 1, ce que rho seul ne montre pas d'un coup d'œil.
Puis on applique m = rho x V.
On mesure la masse m à la balance, en kg ou g, puis le volume V, à l'éprouvette graduée pour un liquide ou par déplacement d'eau pour un solide irrégulier. On divise ensuite : rho = m / V, exprimé en kg/m3 ou g/cm3 selon les unités de départ.
Pour la vérifier, on pèse un litre d'eau à cette température : on retrouve environ 1 kg sur la balance.
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